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Par Boycott Bush

Les Etats-Unis bouleversent la réforme de l'ONU
L'ambassadeur américain M. Bolton est accusé de vouloir anéantir le Sommet mondial de 2005

Par Boycott Bush
7 septembre 2005


Le président Bush a désigné John R. Bolton au poste d'ambassadeur américain à l'ONU en août dernier.
Le président Bush a désigné John R. Bolton au poste d'ambassadeur américain à l'ONU en août dernier.

En août dernier, George Bush, le président des Etats-Unis, a contourné le Sénat et nommé le controversé néo-conservateur John Bolton au poste d'ambassadeur à l'ONU. Ce fait contredit de récents signes de la Maison Blanche qui semblait se préparer à poursuivre une approche multilatérale dans ses relations avec le reste du monde lors de son second mandat.

Selon M. Bush: "[M. Bolton] exercera véritablement l'autorité américaine dans cette réforme. Il mettra l'accent sur l'obtention de résultats. Il croit en les buts poursuivis par l'ONU, à la paix et aux droits de l'homme."

Cependant, tous les propos tenus par Jonh Bolton sur l'ONU font croire qu'il pense que le monde, et particulièrement les Etats-Unis, se porterait mieux sans l'Organisation. Le monde unipolaire, inventé par Wolfowitz & Co. en 1991, a été décrit plus précisément par M. Bolton lui-même en 2000 :

"Si je devais aujourd'hui réorganiser le Conseil de sécurité, je ne désignerais qu'un seul membre permanent, ce qui refléterait réellement la répartition du pouvoir dans le monde", a-t-il affirmé lors d'un entretien avec Juan Williams de la National Public Radio.

"Et quel serait ce membre, Monsieur Bolton?" avait demandé M. Williams.

"Les Etats-Unis" avait répondu M. Bolton.

Alors que grandit un sentiment de crise, les Nations Unies se préparent pour le plus grand rassemblement de dirigeants mondiaux qu'ait connu l'histoire au Sommet mondial de 2005, qui se tiendra du 14 au 16 septembre. Kofi Annan, le Secrétaire général, demande que les dirigeants s'attaquent au problème de la pauvreté, réforment les Nations Unies et abordent le problème de la sécurité mondiale. Cependant, les 191 Etats membres sont profondément partagés quant à l'objectif du Sommet et les négociateurs n'ont trouvé un accord sur aucun des sujets principaux.

Certains sujets, au nombre de sept, restent sensibles: la pauvreté et le développement; le terrorisme; l'action collective pour la prévention du génocide; le désarmement et la non-prolifération du nucléaire; la création d'un nouveau Conseil des droits de l'Homme pour remplacer la Commission des droits de l'Homme discréditée, dont font partie des membres les représentants des pires tortionnaires; la mise en place d'une nouvelle commission pour la consolidation de la paix, afin d'aider les pays sortant de conflits et la révision de la gestion de l'ONU.

En mars, M. Annan a présenté son projet Dans une liberté plus grande pour l'instauration de changements considérables au sein de l'administration des Nations Unies, depuis sa création il y a 60 ans. Il y soumettait également des propositions pour atteindre les objectifs de l'ONU pour le développement que les dirigeants mondiaux avaient adopté lors du Sommet du Millénium en septembre 2000.

Par la suite, Jean Ping, président de l'Assemblée générale, a consulté les 191 Etats membres afin de transformer les idées de M. Annan en un document que les dirigeants pourraient adopter lors du Sommet marquant le 60e anniversaire de l'Organisation. Le premier projet a vu le jour en juin et le dernier, de 39 pages, début août.

Les Etats-Unis ont soumis des centaines de propositions d'amendements après chaque projet mais aucune n'a jamais été rendue publique.

Lorsque l'ambassadeur américain John Bolton envoyait à chaque ambassadeur des amendements similaires au dernier texte, l'administration Bush était victime de vives critiques et soupçonnée d'entamer tardivement les négociations et de saboter les pourparlers.

Le président Bush a nommé M. Bolton au poste d'ambassadeur à l'ONU il y a un mois, le 1er août. Chas Freeman, ancien ambassadeur américain en Arabie saoudite a comparé la désignation de Bolton au poste à "un lancer de bombe à neutrons sur l'Organisation".

John R. Bolton, ancien sous-secrétaire d'Etat pour le contrôle des armes, s'est forgé la réputation de quelqu'un qui méprise publiquement les organisations internationales, dont l'ONU et les traités internationaux.

Il a affirmé, il y a onze ans, face à une audience de conservateurs: "Le bâtiment du secrétariat [de l'ONU] à New York a 38 étages. S'il en disparaissaient 10, cela ne ferait aucune différence."

Il a également fait preuve d'une opposition virulente contre les conventions internationales, telles que le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires et le Traité sur la limitation des systèmes antimissiles balistiques.

En 2001, bien que n'ayant aucun rapport avec son ancien travail au département d'Etat, M. Bolton avait demandé l'autorisation de signer une lettre officielle qui demandait le retrait des Etats-Unis du Traité établissant la Cour pénale internationale.

Plus récemment, M. Bolton a mené la campagne de Washington afin de forcer Mohamed ElBaradei à démissionner de son poste de directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, car il n'avait pas déclaré l'Iran en violation de ses obligations internationales.

En 2001, M. Bolton avait sabordé le protocole destiné à renforcer la Convention sur les armes biologiques, déclarant qu'elle était "morte et que rien ne la ressuscitera."

"Il était celui dans l'administration qui émettait les plus vives critiques, quant aux accords sur le contrôle des armes" relate Lee Feinstein. Cet ancien expert de la politique étrangère dans l'administration Clinton, travaille aujourd'hui dans le laboratoire d'idées du Conseil des relations étrangères et déclare: "Il est intéressant de noter qu'on choisit M. Bolton à une heure où le secrétaire général [de l'ONU] a pris la décision d'aborder un certain nombre de questions américaines."

Néanmoins, de nombreux ambassadeurs ont gardé l'espoir de trouver un accord sur un texte sérieux que leurs dirigeants pourraient adopter.


Sources :

6 mars 2000 : National Public Radio : John Bolton est l'un des deux invités de l'émission radiophonique Talk of the Nation sur les implications de la libération de Pinochet.

8 mars 2005 : The Guardian: "US names hawk as ambassador to UN", de Julian Borger

14 mars 2005 : Inter Press Service: "The Bolton Nomination: Unipolarity Reaffirmed", de Jim Lobe

1er août 2005 : The Guardian: "Bush bypasses Senate to install neo-con at UN", de James Sturcke

5 septembre 2005 : AP: "U.N. Members Divided Over Summit Document", d'Édith M. Lederer


Pour plus d'informations :

Worldwatch Institute: "Upcoming World Summit Offers Rare Opportunity to Redesign the U.N. for the Future ", de Hilary French, 8 septembre 2005

Worldwatch Institute: "Mixed Progress in Reaching Millennium Development Goals" , Vital Signs Facts, 8 septembre 2005


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