La moitié des Bourgmestres belges exigent une interdiction mondiale des armes nucléaires
|
|
|
Momenteel zijn er:
321
Belgische Mayors for Peace
Laatste update: 3/07/2008
Laatste Aansluitingen: Bocholt, Overpelt, Brunehaut, Oupeye, Saint-Léger, Virton, Liedekerke, Schaarbeek, Faimes
Lijst Belgische leden
Lijst internationale leden
|
|
|
Bruxelles - Huy - Ypres, 10 janvier 2007 - Le réseau international des Bourgmestres pour la Paix compte aujourd'hui plus de 50% des bourgmestres belges et ceci notamment grâce aux récentes adhésions de Raymond Langendries, Bourgmestre (cdH) de Tubize et Député Européen et de Bruno Tuybens, Bourgemestre (sp.a) de Zwalm, député et ancien Secrétaire d'Etat. Le réseau compte aujourd'hui 296 membres sur un total de 589 bourgmestres qui exigent une interdiction totale des armes nucléaires avant l'année 2020. Il y a aujourd'hui environs 26,000 têtes nucléaires qui sont en la possession de huit pays: Etats-Unies, Russie, France, Royaume Unies, Chine, Israël, Inde et Pakistan .
Le réseau des Bourgmestres pour la Paix fût fondé il y a 25 ans par les Bourgmestres d'Hiroshima et Nagasaki pendant une session spéciale des Nations Unies pour le désarmement, ces deux villes japonaises étant les victimes des bombardements nucléaires de 1945.
Il est remarquable que plus de 75% des bourgmestres de la province du Limbourg font partie de l'organisation, la taux le plus élevé en Belgique. Est-ce un hasard au vu du fait que les armes nucléaires des Etats-Unis sont notamment déployées dans cette province, sur la base aérienne de Kleine Brogel à Peer. Par contre en Wallonie on compte aujourd'hui 25% d'adhésions, avec la province du Brabant Wallon qui en compte le moins avec 7 %. Cette semaine une lettre co-signée par 7 bourgmestres wallons invite leurs collègues à rejoindre le réseau des Bourgmestres pour la Paix. L'appel pour rejoindre la lutte pour l'élimination des armes nucléaires est co-signé par : Anne-Marie Lizin (PS - Huy), Jean-Jacques Viseur (cdH - Charleroi), Jean-Michel Javaux (Ecolo - Amay), Willy Demeyer (PS - Liège), Benoit Dispa (cdH - Gembloux), Bruno Tellier (cdH - Vresse sur Semois) et Serge Bodeux (MR - Habbay).
Les bourgmestres belges jouent un rôle remarquable dans le réseau international. Le nombre de membres s’est accru de 6 en 2004 à 295 aujourd'hui et ce notamment grâce à un engagement de la Ville de Huy en Wallonie, la Ville de Bruxelles dans le région Bruxelloise et la Ville de Ypres en Flandres. La Ville de Ypres qui a subi la première utilisation des armes chimiques en 1915 et qui fut complètement détruite par la première Guerre mondiale héberge depuis 2006 le secrétariat international de la campagne pour l'interdiction des armes nucléaires d’ici à 2020.
Le Bourgmestre Luc Dehaene (CD&V) d'Ypres s’exprime satisfait avec ces résultats: " Nous sommes à mi-chemin. La croissance rapide du réseau s'explique surtout avec le lancement de la campagne Vision 2020 en 2003. Dans cette campagne des villes et communes exigent que les puissances nucléaires respectent leurs obligations émanant de l'article VI du Traité de Non-prolifération nucléaire. Les bourgmestres demandent que les puissances nucléaires désarment leurs arsenaux nucléaires avant 2020. Ce type d’armement continue de poser une menace grave pour l'humanité."
Le sénateur et ex-bourgmestre Patrik Vankrunkelsven (Open VLD), qui continue de jouer un rôle important dans le réseau, est aussi très enthousiaste au vu de l'engagement croissant des villes et communes dans ce dossier: "Nos populations ne veulent plus être otage des politiques internationales de quelques pays, qui envers et contre tous les accords internationaux, refusent de désarmer leurs arsenaux nucléaires. Vu le consensus politique sur cette question, nous demandons que le gouvernement belge s'engage au retrait des 20 armes nucléaires américaines situées à Kleine Brogel".
Ce sont aussi des villes et communes belges qui se sont engagées en premier lieu à apporter leur soutien financier à la campagne internationale qui jusqu’ aujourd'hui était financée uniquement par les villes japonaises d'Hiroshima et Nagasaki. 47 villes et communes belges se sont déjà engagées à soutenir financièrement la campagne, souvent par la somme de € 0,025/habitant/ans. Le Conseil international des Bourgmestres pour la Paix décida fin novembre 2007 de suivre ce rôle pionnier des villes et communes belges en appelant tous les membres, dans 126 pays, de suivre cet exemple.
C'est sous la Présidence de Tadatoshi Akiba, le bourgmestre actuel d'Hiroshima, que le réseau comptera bientôt 2,020 membres dans 126 pays. L'organisation a un statut consultatif auprès des Nations Unies et a reçu un soutien fort lors de la seconde Conférence mondiale des villes et communes (CGLU). Ces dernières ont demandé dans la déclaration finale de la Conférence, l'élimination de toutes les armes de destruction massive.
Plus d'informations www.2020visioncampaign.org
|